Voici Heinrich pour la faction “le Convoi”
Cette figurine sera proposée avec un choix d’armes et de tête permettant aux joueurs de disposer de 2 profils : un jeune escorteur fougueux ou le même devenu un convoyeur plus âgé mais disposant de ressources stratégiques…

Ses lunettes lui glissaient du nez alors qu’il scrutait la carte parcheminée de la région. A une époque elle s’appelait Galicie, un détail insignifiant pour Heinrich. Seules comptaient les quelques lignes rouges qui représentaient les routes sûres, louvoyant au milieu des zones simplement libellées dangereuses.
Il lui restait six jours pour amener sa caravane au point de rendez-vous annuel. Une rapide estimation au compas lui apprit que le trajet couvrait à peine cent kilomètres, mais qu’il avait deux cols sur la route la plus courte, alors qu’en faisant un détour d’une cinquantaine de kilomètres, il n’y en avait qu’un. Heinrich se renversa sur sa chaise, pesant le pour et le contre. Il éteignit sa lampe à pétrole puis sortit de sa tente pour aller inspecter les sentinelles. Il aimait se promener ainsi parmi ses protégés, pour les rassurer autant que les motiver. Sa stature l’avait propulsé rapidement à la tête de son propre convoi et parfois il regrettait l’époque de sa jeunesse, lorsqu’il n’était qu’un simple Escorteur et que c’est lui qui protégeait le sommeil de ses pairs.
Sa jeunesse. Une période qui avait failli s’achever dans les sérails des fanatiques de Sybille. Sa force lui avait permis de s’échapper, mais il n’avait pas pu retrouvé Ilsa, envoyée dans un autre couvent. Il la retrouverait un jour, mais se souviendrait-elle de lui ? Ilsa, sa petite soeur qu’il avait réussi à protéger pendant trois ans, la portant sur son dos à travers les paysages ravagés, en quête d’un asile utopique. Protéger. C’est ce qu’il savait faire de mieux et il protégerait son convoi, coûte que coûte. Il n’avait plus la responsabilité d’une vie, mais d’une cinquantaine. Sa décision devait être la meilleure possible, mais il attendrait le retour des éclaireurs avant de la prendre. Liesl ne l’avait jamais déçu, les reconnaissances d’elle et de ses pisteurs étaient toujours sûres, aussi pouvait-il attendre quelques heures de plus si cela permettait de préserver ses réserves et ses gens.
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